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21.01.2012

LA FOI CATHOLIQUE suite

     J'avais découvert  dans La Libre Belgique du 4 janvier,  l'article de Jean Jourdain qui se présente comme “catholique très engagé pendant près de 30 ans et un peu fatigué aujourd'hui“. J'étais et suis absolument d'accord avec ses propos qu'il expose sous le titre  La douche froide de l'après-Vatican II“.

 

     Il rappelle qu'en 1962 Jean XXIII  ouvrait le concile œcuménique Vatican II en s'exclamant “Je veux ouvrir largement les portes de l'Eglise afin que nous puissions voir ce qui se passe à l'extérieur, et que le monde puisse voir ce qui se passe à l'intérieur de l'Eglise". Et plus loin il ajoute : “Que serait-il arrivé si, au contraire de ce qui s'est passé dans l'après-Vatican II, on avait réussi à faire éclater la bulle du clergé, si ce clergé s'était ouvert aux femmes et aux hommes mariés ?“.

 

     Cependant avant d'exprimer ce que je sais et pense des Papes qui ont succédé à Jean XXIII - et que je considère comme responsables du blocage -  il faut que je répète comment je me situe par rapport à la foi, qui a donné sens à ma vie mais qui est devenue  la question sans réponse qui m'habite aujourd'hui. Je dis que je suis a-gnostique, ce qui n'est pas synonyme d'incroyante mais signifie seulement : “je ne sais pas“ et ce n'est pas confortable.

 

     Je dois dire aussi que je n'ai jamais été une catholique qui a admis n'importe quoi, soumise à des arguments d'autorité, comme je l'ai déjà montré en contestant, entre autres,  la culpabilité de mes enfants nouveau-nés. J'ajoute ici que je n'ai jamais pu croire non plus que c'était Dieu qui décidait de notre vie et notre mort, heureusement, sinon j'aurais dû croire aussi qu' Il  se serait comporté avec nous, mon mari et moi, comme un véritable sadique en nous inspirant de mettre au monde 6 enfants pour en faire mourir 3 prématurément, d'abord une petite fille de  20 mois, et plus tard, après avoir aussi condamné mon mari quand il n'avait que 61 ans, un fils  de 37 ans et ensuite  une fille de 44 ans.

 

     Toutes les religions montrent la prétention de détenir la vérité sur Dieu mais comme elles n'arrivent pas à se mettre d'accord entre elles, ni même souvent à coexister,  la foi est une des principale causes des guerres et de toutes les horreurs de l'histoire de l'humanité, encore aujourd'hui.

    

     Il me semble que ce n'est pas une raison suffisante pour nier a priori l'existence de Dieu mais c'est un autre débat.

 

 

 

 

 

09:58 Écrit par Marie-Claire dans Religion / Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14.01.2012

La foi catholique

J'ai été arrêtée - peu importe pourquoi - dans mon projet d'émettre mes réflexions sur la manière dont les responsables de l'Église catholique fonctionnent mais entretemps j'ai découvert toute une série de commentaires qui vont dans le même sens que le mien : s'ils avaient pour objectif de détruire leur Église, ils ne se comporteraient pas autrement, avec leur manière anachronique de la gérer !

 

Et ceux dont j'ai lu les avis ne sont pas comme moi sans qualification particulière. Ils sont généralement dotés de titres divers, même et y compris au sein de l'Église dont ils déplorent le fonctionnement. Et j'y ferai référence.

 

J'ai été élevée dans la religion catholique et j'ai été très croyante et pratiquante mais cependant j'ai toujours été incapable d'admettre certaines affirmations, et en particulier quand je suis devenue mère. Je n'ai jamais pu croire, entre autres,  que mes enfants nouveau-nés, qui n'avaient pas demandé à naître, soient déclarés héritiers du péché d'Adam, personnage mythique qui n'a jamais existé.

 

J'avais une grande dévotion pour  Marie, dont je porte le nom, mais très rapidement je n'ai pas pu croire non plus, qu'elle était vierge et mère. Si c'était Dieu qui avait créé l'homme, il ne pouvait pas avoir soustrait Celui qu'on a appelé son Fils unique, à la loi qu'il avait lui-même définie. En outre j'ai aussi mis en doute le fait qu'un Dieu qualifié comme le Père le plus parfait et le plus aimant qui soit, ait envoyé son Fils se faire massacrer avant de pardonner aux hommes pécheurs. Moi je dis que Jésus-Christ s'est fait assassiner parce qu'Il dérangeait. C'est le sort de la plupart de ceux qu'on peut appeler “saints“.

 

On peut trouver mes réflexions ridicules et/ou blasphématoires mais il me reste l'essentiel de la foi : que le Christ soit ou non Fils de Dieu, si chacun obéissait à son commandement fondamental : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, le monde irait beaucoup mieux qu'il ne va.

 

Que des théologiens et exégètes étudient les textes fondateurs est indispensable mais moi je me demande ce que  Jésus ferait s'Il revenait aujourd'hui. Comment réagirait-Il en découvrant les fastes du Vatican et les honneurs rendus au Pape ? Je dois avouer que moi j'y ai vu longtemps le signe de la grandeur de Dieu et même que j'ai été très émue par les premières images que j'en ai découvert grâce à la télévision mais depuis j'ai évolué et je me suis aussi demandé où étaient les femmes, singulièrement absentes de toutes les cérémonies. Je sais maintenant qu'elles sont absentes, non seulement dans des circonstances spéciales, mais des postes de décisions et pire peut-être, de la vie des hommes consacrés.

 

Est-ce que tous ces hommes ont oublié que Jésus s'était entouré de femmes ?

 

À suivre.

 

18:15 Écrit par Marie-Claire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.01.2012

ENFIN


Les fêtes sont passées et les jours rallongent ! Tous les ans j'attends ce moment avec impatience.

Je vais reprendre ma réflexion sur l'Eglise catholique qui se comporte vraiment comme si elle voulait se saborder, et pour deux raisons principales : le Vatican d'où sont prises toutes les décisions pour le monde entier et la ségrégation dont les femmes sont victimes, comme si elles étaient d'une espèce humaine différente de celle des hommes, et un danger fondamental pour leur vertu.

18:24 Écrit par Marie-Claire dans Religion / Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.12.2011

LES FÊTES

    Je n'aime pas les fêtes de fin d'année. Je voudrais m'endormir la veille de Noël et me réveiller le lendemain du jour de l'an, quand les jours commencent à rallonger.

     Beaucoup de seniors pensent comme moi, ce que j'ai déjà pu vérifier quand j'ai assuré le courrier des lecteurs du magazine "Notre Temps" (pour les + de 50 ans) de 1990 à 2001.

    Il y a tous les problèmes de rencontres à résoudre entre les familles, les belles-familles (ou recomposées) ou alors, à l'inverse la solitude et l'abandon.

     Si les fêtes "obligatoires" posent tellement de problèmes, pourquoi ne pas organiser des rencontres à des moments qui conviennent à chacun ? Et passer  librement,  sans téléscopages entre différentes obligations familiales, les fêtes de fin d'année ? 

    J'évoque certes un problème mineur parmi toutes les perturbations mondiales mais raison de plus pour y consacrer un peu d'attention parce que ça au moins c'est à notre portée.

 

11:40 Écrit par Marie-Claire dans Seniors | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

10.12.2011

MATONGE

Je ne suis pas raciste ni xénophobe, à condition que certaines règles soient respectées dans mon pays.

Un quartier de Bruxelles est habité par des noirs. J'ignore s'ils ont acquis ou non la nationalité belge mais apparemment tout se passe bien à Matonge. MAIS : ces jours-ci il y a des bagarres entre des congolais à propos du résultat des élections dans leur pays. Et ce n'est pas anodin, il y a blessures et dégâts, intervention massive de la police et des services d'urgence.

C'est intolérable ! On est en Belgique ici, pas au Congo ! J'espère que le remboursement des  frais sera adéquat  et que s'il y a résistance des habitants noirs,ils seront expulsés.

 

17:08 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11.11.2011

LE 11 NOVEMBRE

   

   Ce n'est pas seulement la commémoration d'armistices mais aussi la journée des Femmes, pour laquelle j'ai quelques réticences à cause d'un certain ton revanchard qui me déplaît. Je  ne suis pas vraiment “féministe“, je suis pour l'égalité des droits et comme ce sont encore les Femmes dont les droits sont les moins bien respectés, forcément c'est d'abord à elles que je m'intéresse.

 

     Ce qui m'interpelle en particulier aujourd'hui ce sont les discours et pratiques des grandes religions par rapport aux femmes.  Je ne dois pas faire un dessin pour montrer la position de l'Islam mais je dois bien constater que l'Eglise catholique, même si elle a l'air plus juste ou plus humaine envers les femmes - si je puis m'exprimer ainsi - est encore et toujours une association d'hommes qui détiennent farouchement tout le pouvoir.

 

     Et ce n'est certes pas Mgr Léonard dont on peut espérer un changement d'optique ou de pratique. Nous sommes évidemment tous conditionnés de mille manières, dès avant notre naissance et ensuite par les circonstances de notre vie mais il nous reste tout de même des possibilités d'évoluer et de faire nos propres  choix. Il se fait que notre archevêque semble être prisonnier de son histoire personnelle, dont je ne connais que les très grandes lignes mais très “spéciales“, ce qui explique peut-être un aspect de sa personnalité : il est le plus jeune de 4 frères  et tous les 4 sont prêtres, et donc, évidemment célibataires !

 

     Quoi qu'il en soit pour ce Monseigneur, les femmes dans l'Eglise catholique ne sont bien considérées que par rapport à Marie

- impossible modèle -  comme si elles constituaient une sorte de sous-espèce et je n'exagère qu'à peine. J'ai étudié plusieurs documents préparatoires à divers synodes, notamment  Vocation et mission des laïcs“ (1987)  où il est beaucoup question du rôle de la femme, juste pour le magnifier dans la mesure où elle-même reste à sa place : “…le principemarial confirme la valeur originale de la féminité : "Il ne faut jamais oublier que Marie, femme du peuple d'Israël, a atteint un sommet insurpassable de sainteté“. C'était il y a 24 ans, du temps de Jean-PaulII,  mais aujourd'hui c'est du pareil au même, du point de vue institutionnel et dans la mentalité de ses dirigeants.

 

     Que peut-on espérer de nos jours d'une Eglise qui considère les femmes comme une espèce particulière d'êtres humains, en tout cas  dangereuse pour la vertu des hommes consacrés, de telle sorte qu'elles sont non seulement exclues des organes de décisions mais  confinées dans des rôles, certes magnifiés mais de seconde zone ?

 

     Et c'est seulement quand on découvre les uns après les autres les scandales intolérables qui tous d'une manière ou d'une autre ont un rapport avec la sexualité,  qu'on se demande comment c'est possible ! C'était pourtant si évident que des hommes envahis par la vocation à la prêtrise ne se sentent pas tous pour autant candidats au célibat qui leur est imposé.

 

     Par ailleurs ils ne sont pas tous convaincus non plus du bon fonctionnement de leur Eglise. J'y reviendrai.

 

    

16:55 Écrit par Marie-Claire dans Les Hommes/Les Femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

01.11.2011

Une tombe

 

Je n'apprécie pas vraiment les romans définis comme “historiques“ mais je n'avais pas d'autre livre à ma disposition et j'en ai  lu un  tout de même avec intérêt parce que l'intrigue était plutôt originale et bien torchée, tandis que le personnage central était aussi intéressant que mystérieux, au point que l'auteur l'ait prétendu disparu sans que personne sache ce qu'il était devenu.

 

Cependant cet auteur avait conclu l'histoire par quelques pages où il avertissait qu'il ne s'agissait pas d'une fiction mais d'une réalité. Il ajoutait pour preuve qu'il avait fini par retrouver la tombe de son héros et il en décrivait  la matière, l'apparence et le fait que seuls y sont gravés le prénom et le nom qu'il cite.

 

 Et là j'ai ressenti un choc aussi violent que douloureux parce qu'il s'agit, sans hésitation possible, de la tombe de mon bien-aimé grand-père, mort en 1940 après avoir vécu ses dernières années auprès de nous.

 

Je ne sais évidemment pas comment l'auteur a découvert  cette sépulture, peut-être par hasard ce qui lui a donné l'idée de prétendre que son roman raconte une histoire véridique  dans un but publicitaire, ou alors   à l'inverse il lui est venu cette idée et il a cherché une tombe qui pouvait servir de preuve. Peu importe, il s'est rendu coupable de profanation  qui même si elle n'est que virtuelle est intolérable. Ce ne sont pas  les disparus qui en souffrent, plus rien ne peut leur arriver, mais bien leurs survivants.

 

J'avoue ne pas avoir le courage  de dénoncer le délinquant, avec les tracas qui en résulteraient, dans une société où la valeur “respect“ n'a plus la cote  mais je pleure…

 

19:51 Écrit par Marie-Claire dans De moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.10.2011

RESPECT

Voilà bien une valeur remise en question de nos jours, et pas seulement par les grands de ce monde qui s'envoient parfois des vannes incroyables, comme serpillière mouillée !

 

         Je pense plutôt à la vie de tous les jours, comme la gestion des déchets ou encore les tags.

 

         Je me souviens de ma petite maman qui aurait aujourd'hui 110 ans et qui n'aurait pas jeté sur la place publique un papier transparent qui emballait un caramel. Elle avait le respect de l'environnement à une époque où il n'en était guère question et elle nous a transmis cette attention, à nous ses enfants. Et c'est bien l'éducation qui est en cause en l'occurrence.

         Alors que de nos jours dans toutes les communes de notre pays il y a des collectes sélectives régulières des déchets, je ne comprends pas qu'on découvre encore des endroits clandestins où s'accumulent des crasses en tous genres, comme dans l'allée si joliment nommée où j'ai habité longtemps : champ du petit bois. C'est un chemin court,  carrossable, qui réunit deux communes, le long d'un petit bois en effet, peuplé de nombreux oiseaux, et même de faisans. Ma maison était à l'époque la seule construction  et un peu plus bas s'accumulaient régulièrement  des déchets, du genre détritus de ménage mais aussi des objets comme des matelas éventrés ou des jouets cassés.

      Des employés communaux venaitent nettoyer de temps en temps. Qu'est-ce qui peut  bien se passer dans la tête de ces délinquants plutôt que d'avoir recours aux collectes déjà organisées à l'époque ? 

   Mais ce n'est pas le seul exemple du manque de respect de l'environnement. Après le plus petit rassemblement de personnes, les ouvriers de la propreté doivent passer pour ramasser tout ce que les manifestants ont jeté sur la place publique. !

 

         En outre en matière de respect, il y a les tags sauvages. En face de chez moi il y a une cabine de distribution électrique. Elle était quelque peu délabrée, dans un environnement de plantes sauvages et d'herbes folles. Cependant la compagnie est venue rénover l'endroit et voilà une cabine impeccable et toute blanche entourée par des murs en dur. Hélas dès le lendemain matin la porte était ornée, si on peut dire ça, d'un tag affreux. Maintenant quand je sors de mon allée c'est ce visage tordu  qui m'accueille et que je ne peux éviter de voir. Il faudra bien que quelqu'un vienne nettoyer ça !

 

         Et qu'on ne vienne pas me dire qu'au moins les ouvriers de la propreté ne risquent pas de se trouver au chômage, parce que ce serait aussi un manque de respect intolérable !

 

 

18:11 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.10.2011

UN SCOOP

Je découvre dans La Libre Belgique du 30 septembre une page entière intitulée : Le siècle de la féminité, livre d'entretiens entre Gabriel Ringlet qui nous revient avec une réflexion sur la place des femmes, dans un salutaire face-à-face avec la chanteuse Mannick.

C'est Christian Laporte qui écrit l'article.

Au sein de cette église catholique qui exclut  d'office les femmes de toutes les places de pouvoir, la démarche d'un prêtre, et  non des moindres, est  remarquable. Gabriel Ringlet est l'ancien vice-recteur de l'UCL, écrivain et bien connu pour ses positions pas classiques, c'est le moins qu'on puisse dire.

Les femmes dans cette Église sont magnifiées seulement par rapport à leurs rôles traditionnels , en particulier par le Pape Jean-Paul II   avec sa dévotion  pour Marie, vierge et mère - modèle impossible -  qu'il citait comme exemple à toutes les femmes dont il collait les pieds sur un piédestal , de telle sorte qu'on puisse s'assurer qu'elles n'en descendraient pas.

 

Évoquant l'avenir (écrit Christian Laporte), l'abbé et la chanteuse sont convaincus que le 3ème millénaire verra l'avènement du féminin, non pas comme une revanche mais comme le temps de l'équilibre et de la dignité.

C'est ce que j'espère aussi, et pas seulement au sein de l'Église mais partout dans le monde. Je ne suis pas féministe mais persuadée que les tous les être humains devraient avoir les mêmes possibilités, les mêmes droits et les mêmes chances quel que soit leur sexe.

Je reviendrai encore sur ce thème quand j'aurai lu : “Entre toutes les femmes“ .Desclée  de Brouwer.

 

 

 

11:53 Écrit par Marie-Claire dans Les Hommes/Les Femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.08.2011

Appartenances

La langue ou le territoire

 

Les êtres humains ne sont pas des clones et qu'ils le veuillent ou non, leur identité s'inscrit dans une série d'appartenances dont la diversité constitue la richesse de la vie mais dont la hiérarchie d'importance varie selon chaque individu et se modifie en fonction des circonstances.

 

Chacun appartient à un sexe, une race, une culture, une famille d'origine, par alliance, créée,  et à une foi, une idéologie, un statut social, une fonction. La liste n'est pas exhaustive et est, en plus, composée de données tantôt fondamentales tantôt mouvantes.

 

La question des appartenances débouche inévitablement sur celle de la solidarité : avec qui ? Selon quel(s) critère(s) ? Et c'est particulièrement évident autant qu'aléatoire quand on évoque les thèmes de la langue et du territoire qui sont deux de ces valeurs à partir desquelles se constituent les groupes. Cependant il y a une telle diversité, non seulement entre les groupes mais à l'intérieur de ceux-ci que les conflits sont inévitables.

 

Il n'est pas évident que dans tous les groupes constitués autour du thème du territoire, les individus soient tous d'accord sur celui de la langue.  Et c'est particulièrement présent en Belgique avec la difficulté supplémentaire qu'il n'y a pas, et de loin, coïncidence entre les termes qui désignent les territoires et ceux qui désignent les langues,  du Nord au Sud.

 

En Flandre le flamand, jusque là c'est l'évidence, bien que dans les  dictionnaires il y ait de curieuses définitions différentes de ce parler …Mais il n'y aurait aucun sens d'écrire : à Bruxelles le bruxellois et en Wallonie le wallon, d'abord parce que les deux adjectifs ne désignent pas des langues mais des dialectes. Le bruxellois est très spécial parce qu'il est bilingue : les autochtones qui le pratiquent commencent leur phrase en français et la poursuivre en flamand, et vice-versa. Quant au wallon il n'y en a pas un mais plusieurs, de Liège, Namur, Charleroi et j'en passe.

 

Tout ça est absolument  légitime et normal, comme il y a une infinité de dialectes flamands, à côté de la langue.  Ah oui, j'allais l'oublier : il y a aussi la région germanophone où l'on parle le français,  l'allemand et…le luxembourgeois.

 

Quant à la langue française, c'est la pierre d'achoppement, l'objet de tous les débats. C'est la seule langue que je connais bien mais je ne vais pas répéter ici ce que je ressens du problème  et ce que j'en pense. Le bruxellois me convient en l'occurrence : salut en de kost, en de wind van achter.  Et aussi l'anglais : wait and see, parce que je ne peux rien y faire.

12:33 Écrit par Marie-Claire dans Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.07.2011

VOLONTARIAT

         C'est l'année européenne du Volontariat (ex. Bénévolat). Je ne sais pas ce qui a présidé à cette nouvelle dénomination. L'idée est en tout cas généreuse quand on constate les terribles problèmes qui persistent, ou pire s'accumulent, dans le monde mais il y a des effets pervers. Je pense notamment aux Seniors dont toutes les associations se sont emparées du concept “Volontariat“ pour les y inviter, en faveur on non d'autres  Seniors  qui auraient évidemment besoin d'aide.

 

         L'espérance de vie ne cesse d'augmenter mais la tendance, choisie ou subie, est d'accéder à la pension ou à la prépension de plus en plus tôt. Alors que doivent faire de leur temps libéré ces encore jeunes Seniors, en bien meilleure forme que leurs prédécesseurs au même âge, et qui ont encore une longue espérance de vie ?  Jouir de leur pension si elle est suffisamment confortable est une option mais qui ne suffit pas nécessairement à rencontrer  toutes les aspirations de se sentir encore  reconnus, valorisés, utiles. Alors mettre son temps et ses compétences bénévolement  au service  des autres, proches ou lointains, peut être un choix  mais…  ce n'est pas ni si simple ni sans conséquences sur la gestion de la société.  Outre que les bénévoles prennent la place de travailleurs rémunérés, certains d'entre eux qui ont évidemment droit au remboursement de leurs frais, les gonflent de telle façon qu'ils tombent dans la catégorie de “travail au noir“.

 

         Mon propre expérience me rend attentive à ces problèmes. Je suis une Senior confirmée, de plus en plus dépendante d'aides en tous genres mais bien avant d'en arriver là j'ai “joué la carte“ des aides bénévoles. En effet je suis absolument nulle en bricolage et la moindre panne d'un appareil m'oblige à avoir recours à de l'aide.

Avant d'appeler le  service “après vente“ qui d'office va déjà me compter des  frais de déplacement, suivis du payement, avec un forfait, de la réparation, je demande le passage d'un “bénévole" qui propose ses services pour ce genre de problème. Parfois il s'agit seulement de remplacer un plomb ou d'intervenir pour une panne aussi ridicule. Cependant le recours à ce genre de service a remplacé la rémunération normale d'un travailleur déclaré.

 

         C'est le même genre de problème qui se pose en matière d'informatique …et je ne dois pas faire un dessin pour me faire comprendre.

 

         La philosophie du Volontariat/Bénévolat est admirable mais son application telle qu'elle est gérée ne résout aucun des problèmes structurels de la société.  C'est juste l'arbre qui cache la forêt.

        

16:11 Écrit par Marie-Claire dans Communication | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

17.07.2011

MEISE

    J'ai passé toute ma jeunesse à Meise (jadis Meysse), et  j'y  suis retournée souvent tant que mes parents y habitaient encore. Donc j'ai bien connu le domaine de Bouchout.  En ce temps-là on pouvait s'y promener librement, y cueillir des baies de sureau ou visiter la ferme,  qu'on soit francophone ou flamand.

     Maintenant que s'y est déployé le JARDIN BOTANIQUE mondialement connu, la question de la langue reprend vigueur et aussi  l'appartenance à la région flamande de ce lieu mythique !

     J'y suis retournée récemment dans  ce lieu extraordinaire. Les arbres et les plantes ne parlent pas, heureusement ! Pas avec des mots !  Cependant il y a beaucoup à en apprendre quant à leur faculté d'adaptation à toutes les situations.

     Est-ce que le monde s'intéresse à l'appartenance du jardin botanique à une région ou à une langue ? Allons donc ! On sait que c'est en Belgique qui tout de même est une nation, minuscule mais bien connue et même célèbre par bien des aspects, entre autres par son "jardin extraordinaire", alors qu'on arrête ces querelles de clocher ridicules !

11:26 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

10.07.2011

NEEN

Et maintenant ?

     Il me vient irrésistiblement de penser à la phrase-fétiche d'un voisin de ma jeunesse : "Il y a des coups de pied au cul qui se perdent".

    Et j'ai aussi envie de répéter ce que je viens de dire à un proche qui prépare un projet inacceptable : "Tu ne risques pas de mourir étouffé par un excès d'honnêteté ! "

     Mais tout ce que je peux penser ou dire est parfaitement inutile, sauf pour me défouler. Et j'en ajoute une couche : "J'en viens à rêver pour remplacer le suffrage universel à un dictateur qui serait aussi compétent que sage et honnête ! "

    J'en arrive à dire ça quand j'ai presque 84 ans ! Est-ce que c'est moi qui perds la tête ?

11:26 Écrit par Marie-Claire dans De moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

02.07.2011

HOUF

Un tiers de femmes…aussi dans les conseils d’administration des entreprises publiques et des sociétés cotées en bourse !

 

C’est encore une de ces inventions qui se veulent favorables aux femmes et qui constituent des dénis de l’égalité ! C’est encore du sexisme, en dépit des apparences. C’est comme si les hommes et les femmes étaient d’une espèce différente.

 

Je ne suis pas féministe, je suis seulement pour l’égalité des droits …et des devoirs. Est-ce qu’on imagine imposer qu’un tiers des hommes occupent des postes assurés essentiellement par des femmes, comme les infirmières, par exemple ? Bien sût il ne s’agit pas là de postes de pouvoir, ni d’argent, ceci expliquant cela.

 

Je vois les hommes et les femmes comme étant plus semblables en tant qu’êtres humains qu’ils ne sont différents en tant qu’’êtres sexués. C’est sur ce thème que j’ai écrit en 1989 un long article qui a été publié dans la Carte blanche du Soir, sous le titre : Être Homme, Être Femme dans notre société en mutation. Je le terminais par cette conclusion :

 

« Si la mixité gagne du terrain partout, dans les écoles et les milieux de travail, elle n’a pas nécessairement coloré en profondeur les mentalités. Je veux parler ici de la mixité qui n’a rien à voir avec ce que les êtres humains sont censés être selon leur  sexe mais a tout à voir avec ce qu’ils sont et peuvent devenir.

La mixité comme rencontre, comme ouverture, la voie alternative à la séparation des genres et la guerre des sexes.

 

Je n’ai pas changé d’avis, au contraire, quand je vois ce dont les femmes sont capables mais aussi les hommes et c’est peut-être le plus inattendu. Quand je les vois, de plus en plus souvent dans les magasins, seuls avec de très jeunes enfants, je constate qu’ils  sont aussi attentifs, aussi chaleureux, aussi patients, que peuvent l’être des femmes…qui ne le sont pas toujours.

 

La devise : Liberté, Égalité, Fraternité  me paraît être parfaitement applicable à la relation entre les Hommes et les Femmes, et bien plus utile pour qu’ils soient bien ensemble que des lois qui ont pour effet pervers de souligner leurs prétendues différences.

 

 

 

 

07:53 Écrit par Marie-Claire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

08.06.2011

Après la pause

 

Un moment de pause c’était ma décision et mon choix mais ce sont des circonstances indépendantes de ma volonté qui m’ont empêchée de poursuivre la rédaction de mes réflexions.

 

J’adresse mon premier message à deux jeunes femmes que j’ai rencontrées récemment et qui se sont intéressées à mon livre « A propos de réconciliation  ». Si, comme convenu, elles m’indiquent le prénom qui me permettra de le dédicacer, je m’arrangerai pour le leur faire parvenir.

 

Moi j’espère pouvoir  reprendre sans obstacles un des thèmes qui me tiennent  particulièrement à cœur : la place et le rôle des femmes dans notre société. Et ce ne sera pas déphasé par rapport à l’actualité, sous toutes ses formes ! 

 

 

11:35 Écrit par Marie-Claire dans De moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.04.2011

ALORS ON DANSE !

C'est ce que chante Stromae quand tout va mal. Moi je ne danse pas et je ne chante pas non plus mais c'est : Alors on pleure.

Comme si les grandes catastrophes naturelles ne suffisaient pas, il faut encore que soient malmenées toutes les valeurs auxquelles je croyais...Je repense à une phrase que répétait souvent quelqu'un que j'ai bien connu : Ils n'ont ni coeur, ni honneur, ni envie de bien faire !   

Je suis bien consciente que c'est un jugement très injuste parce que beaucoup ne le méritent pas mais c'est ce qui me vient dans cette semaine en attente de Pâques qui était jadis pour moi la plus belle fête de l'année. Cette fois il y a trop de tourments qui se télescopent.

Pour le moment je mets "sur pause".

 

 

06:50 Écrit par Marie-Claire dans De moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.04.2011

H ou F

Une anecdote :

   J'ai toujours habité la campagne et très jeune j'ai joué parfois avec un petit groupe de gamins et gamines. Il n'y avait pas à l'époque d'éducation sexuelle mais nous les filles ne pouvions éviter de voir que les garçons avaient quelque chose de différent de nous, que nous appelions "robinet" et que nous trouvions plutôt laid ou ridicule mais bien pratique par rapport à notre système. Eux pouvaient faire pipi n'importe où dans la nature mais nous devions nous cacher dans un bosquet pour nous accroupir et nous déculotter.

   De là à imaginer que nous souffrions de "penisneid", même inconsciemment, il y a de la marge et j'y reviendrai.  Moi je n'aurais voulu être un homme pour  rien au monde mais j'aurais bien dit comme Simone de Beauvoir : (je cite de mémoire) j'aurais voulu être un homme seulement pour avoir le droit de grimper aux arbres.

    Encore aujourd'hui les droits des femmes sont loin d'être reconnus comme ceux des hommes, et ce ne sont pas les religions qui montrent l'exemple, et surtout pas l'Eglise catholique !

 

17:40 Écrit par Marie-Claire dans Les Hommes/Les Femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

26.03.2011

HouF

 

Il y a une trentaine d’années je gardais un de mes petit-fils, qui pouvait avoir 4 ans,  et voilà qu’il tombe en jouant et s’écorche le genou jusqu’au sang. Évidemment il se met à pleurer et sa tante, ma fille largement adulte, lui dit : Ne pleure pas, tu es homme ! Et le gamin, indigné, de lui rétorquer, à travers ses pleurs : Je ne suis pas un homme, je suis un petit garçon !

 

Ma fille a elle-même été surprise de sa propre réaction spontanée, elle qui se croyait libérée de ce genre de  stéréotypes. Mais ils ont la vie dure !

 

Tous les êtres vivants sont conditionnés par une multitude de circonstances dont certaines se perdent dans la nuit du temps, et l’espèce humaine n’y échappe pas, certainement pas pour ce qui concerne les spécificités attribuées au sexe qui est incontestablement une appartenance importante, sinon la principale. «C’est une fille !» ou «c’est un garçon !», est la première parole prononcée lors de la naissance d’un enfant !   

 

Cependant  perpétuer les définitions traditionnelles de l’un et l’autre sexe comme si elles étaient des vérités incontournables, c’est  faire obstacle à l’évolution vers l’égalité. De nos jours où on vise, en principe, à accorder les mêmes droits aux deux sexes, au moins dans nos pays, dans la réalité c’est loin d’être le cas parce que les mentalités sont encore imprégnées de toute une série d’idées préconçues et d’habitudes.

 

Je ne crois pas qu’il vienne à l’idée de qui que ce soit de dire à une petite fille qui s’est fait mal : ne pleure pas, tu es une femme ! Et ce parce qu’il ne s’agit pas vraiment de larmes mais de courage dont serait moins bien pourvu le sexe dit faible et qu’on a confondu force physique et force morale.

 

À suivre.

 

 

 

08:43 Écrit par Marie-Claire dans De moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.03.2011

LE 8 MARS

     C’était la journée des femmes et même si les catastrophes naturelles ou encore la politique en Belgique, et ailleurs, occupent l’actualité, la situation des femmes est un thème important. En dépit de tous leurs combats, les femmes ne sont  pas encore les égales des hommes et dans beaucoup de pays il s’en faut de beaucoup.

 

      J’en suis au stade d’être arrière-grand-mère et donc je peux mesurer le chemin parcouru depuis ma jeunesse, quand mon père me disait : tu es une belle fille avec un cerveau d’homme !  Ce n’est pas pour autant qu’il m’a permis d’acquérir un diplôme universitaire parce que pour lui une femme était destinée à être une épouse, et si possible une mère, punt aan de lijn. Encore bon que j’ai pu accomplir le cycle complet des humanités anciennes, qui a à peu près coïncidé avec les années de guerre qui m’ont volé ma jeunesse. J’ai eu tout juste 18 ans à la Libération.

 

     À l’époque il paraissait évident que toutes les jeunes filles rêvaient au prince charmant. Et bien, pas moi ! Je me voyais bien un jour me marier et avoir des enfants mais je rêvais de devenir « femme d’affaire », pas du tout pour gagner de l’argent mais pour avoir quelque chose à gérer, à organiser. C’était quelque peu ridicule ou naïf dans sa forme mais un signe que je ne pouvais pas me contenter d’être seulement femme au foyer, rôle que j’ai assumé à temps plein et à part entière pendant 20 ans. Je n’ai cependant jamais perdu de vue que quand mes enfants n’auraient plus autant besoin de moi et d’ailleurs quitteraient la maison, il me resterait encore une longue espérance de vie pour réaliser mes aptitudes restées en suspens. Et c’est ce que j’ai fait, à travers mille difficultés d’ailleurs.

 

     Une de mes réflexions/actions/animations a été ce que j’ai appelé HouF (Homme ou Femme) parce que je  pense que les hommes et les femmes sont plus semblables en tant qu’êtres humains qu’ils ne sont différents en tant qu’êtres sexués. Les traditionnelles spécificités attribuées au sexe constituent des pièges pour les uns comme pour les autres, même si ce sont encore les femmes qui en pâtissent le plus.

 

À suivre

17:32 Écrit par Marie-Claire dans De moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28.02.2011

C'est pour rire !

   J'habite près du lac de Genval. Il a gardé ce nom d'origine francophone  bien qu'il soit traversé par la frontière linguistique, qui n'est d'ailleurs pas une ligne droite mais brisée et je ne sais pas selon quelle logique.On peut la découvrir sur les cartes, en rouge sur le bleu du lac.

   Au Nord c'est la commune d'Overijse, connue pour son flamingantisme. Au Sud c'est la commune de Rixensart, franchement francophone, bien que les plus anciens habitants parlent un patois flamand.

   Comment les poissons du lac se comprennent-ils ? Ah oui c'est vrai, ils sont muets, ce qui facilite les choses.

   Une avenue permet de faire le tour du lac, à pied, à cheval ou en voiture. Elle s'appelle, selon l'endroit et comme de juste : Meerlaan ou Avenue du Lac.

   Genval c'est le nom de l'ancienne commune, où j'habite,  qui a été supprimée et absorbée par  Rixensart. Ce qui explique que mon adresse administrative est "Rixensart" et mon adresse postale "Genval".

Moralité : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

17:00 Écrit par Marie-Claire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

27.02.2011

WALLONIE/BRUXELLES ?

Encore cette proposition, voire cette exigence, de Joëlle Milquet cette fois  !  Est-ce qu'on ne se rend pas compte que c'est entrer dans la logique territoriale flamande, et donc faire plus de la même chose ? Bruxelles est en terre flamande et il me paraît que la seule manière de gérer cette situation est d'en faire une région à part entière, comme la flamande, la wallonne et dans une définition un peu différente, la germanophone.

10:40 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

17.02.2011

Les cimetières

 

     Heureusement pour moi je ne suis pas très « cimetières », sauf pour des raisons sociales, ou alors parce que ce sont des lieux de paix et de méditation, en dehors des jours de foule.

     Ça me dérange en effet de penser que les corps de ceux que j’ai aimés soient en cours de destruction dans la terre mais si ma sensibilité était différente je devrais parcourir la Belgique pour me recueillir sur leur tombe.

     Pour n’évoquer que mes très proches : je n’ai pas connu mes deux grands-mères, l’une wallonne, l’autre flamande, disparues avant ma naissance, mais je sais qu’elles ont été enterrées à Bruxelles. De mes  grands-pères, l’un est enterré à Grimbergen avec sa seconde épouse, l’autre à Meise.

      Le premier enfant que j’ai perdu, une petite fille, a rejoint dans sa tombe le très cher grand-père qui avait vécu avec nous à Meise et y est mort.

     Mes parents, nés à Bruxelles,  sont enterrés à Strombeek, lieu de leur dernière résidence. 

     Mon mari a voulu se faire enterrer dans son village natal,  et un de mes fils,  6 ans plus tard, se sachant condamné,  a souhaité le rejoindre. C’est à L’Escaillère, dans le sud du Hainaut, où l’Eau Noire qui borde le cimetière fait aussi la frontière entre la France et la Belgique.

     En voilà assez pour montrer que comme beaucoup de Belges, j’ai des liens du Nord au Sud, dans ce tout petit pays, et que le séparatisme est une affaire de politiciens plus que de citoyens. Les Jeunes qui vivent au quotidien la multiculturalité vont le montrer.

 

16:29 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.02.2011

La capitale

 Bruxelles devrait être une région à part entière, bilingue, mais avec son territoire propre, pas en Flandre, pas en communauté avec la Wallonie, sinon ça veut dire quoi : Capitale ?  

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17:01 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

03.02.2011

BRUXELLES

L’image schématique de la Belgique représente la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud par un trait d’allure horizontale avec à peine quelques petites excroissances, tandis que les 2 parties sont colorées différemment. Dans la partie supérieure il y a comme une anomalie,  une petite tache d’allure arrondie et d’une 3ème couleur.

 

Bien entendu « la carte n’est pas le territoire » mais en donne une idée :

 

Au Nord il y a la Flandre où l’on parle le flamand, assorti de différents dialectes.

Au Sud il y a la Wallonie où l’on parle le français, assorti de différents dialectes, surtout wallons.

L’enclave dans la Flandre c’est la capitale de la Belgique.

 

Bruxelles, la capitale, c’est une ville de plus d’un million d’habitants, (dont environ 300.000 étrangers), soit 1O % de la population de Belgique. Comme il n’y a plus eu de recensement linguistique officiel depuis 1961, c’est de manière officieuse qu’est estimée la langue parlée par les habitants. Il y aurait 70 % de francophones, 10 % de néerlandophones et au moins 20 % d’allophones.

Même si ces chiffres sont contestés, en sens opposé, par les Flamands et par les francophones, il est indéniable qu’à Bruxelles on parle plus le français que le flamand. Alors qu’est-ce qui justifie que la capitale soit en territoire flamand ?

 

Ceux qui l’ont voulu ainsi et ceux qui l’ont accepté sont responsables de cette aberration qui a abouti  à inventer un certain nombre de mesures prétendues correctives, en fait des emplâtres sur des jambes de bois qui empoisonnent l’existence. Entre autres le système des communes à facilité ! Et j’en passe.

 

Bruxelles est au centre de tous les conflits qu’un intervenant dans un débat télévisé a définis comme un combat de chefs –donc de mâles- et je trouve qu’il n’avait pas tort en constatant le nombre réduit de femmes dans les discussions.

 

Et pendant qu’on se dispute chez  nous interminablement, des peuples se mobilisent au risque de leur vie pour accéder à la démocratie tandis que de terribles  catastrophes naturelles s’abattent sur le monde. C’est aussi ça la honte dans mon petit pays.

 

 

17:11 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

27.01.2011

L'impasse est totale

C’est le titre de la Libre Belgique en date de ce  jour, le 27 janvier, à propos de la situation politique, bien sûr. 

En cas de conflit de n’importe quelle nature, les protagonistes ont presque toujours la réaction de faire commencer l’histoire à des moments différents pour essayer de démontrer que c’est l’autre qui en est responsable. Ainsi quand une femme se plaint que son mari prend toutes les décisions, lui rétorque « c’est parce que tu n’en prends aucune ».

C’est bien un aspect de ce qui se passe au niveau politique en Belgique, quand on fait référence à l’époque de Jules César ou à l’aujourd’hui quand c’est la Flandre qui « aide » financièrement la Wallonie, en négligeant le fait que c’était l’inverse au moment de l’ère industrielle. C’est vrai aussi quand les négociateurs de n’importe quelle opinion, s’accusent mutuellement de diverses déplorables décisions politiques.

D’autre part  la complexité des institutions auxquelles des aménagements successifs ont abouti, a conduit inévitablement à l’impossibilité de gérer le pays, sauf à revoir de fond en comble son organisation.

Pour n’évoquer qu’un aspect de la situation, il y a 4 régions, terme qui signifie un territoire, auquel sont accolés des adjectifs qui n’ont pas le même sens.

 Il y a :

La région flamande, ce qui désigne la langue, officielle.

La région bruxelloise, ce qui désigne la ville, en l’occurrence la capitale, avec 2 langues officielles. Je rappelle qu’au  moment de cette décision,  il a fallu instaurer 2 commissions pour tenir compte du français et du flamand et que la discussion a été vive entre les partisans des termes « français » ou « francophone ». C’est le terme « français » qui a prévalu. (Cfr la cocof ou commission communautaire française).

Ce n’était pas mon avis. En effet, le français de Belgique n’est pas absolument le même qu’en France, comme l’informatique d’ailleurs le signale. D’autre part si on avait choisi « francophone » on aurait peut-être limité les tentations de rattachement à la France, en plus d’oppositions sans fondement.

La région wallonne, ce qui désigne une communauté mais certainement pas la langue qui serait le wallon,  alors que ce n’en est  pas une mais un dialecte  ou plus exactement  plusieurs, qui ne se comprennent pas nécessairement entre eux, à côté de la langue qui est le français. Le même phénomène existe en Flandre mais là on ne définit pas la région par un dialecte.

La région germanophone qui a un statut particulier.

 

En dépit de toutes les controverses, la majorité des citoyens tient à sa nation Belgique et moi je rêve que la négociation consiste à détricoter tout ce qui a été mal foutu  pour refaire du neuf.

 

 

 

17:37 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.01.2011

WALLONIE-BRUXELLES ?

   Daniel Bacquelaine voudrait créer un lien territorial Wallonie-Bruxelles mais je juge que c'est une très mauvaise idée. D'abord le territoire n'est qu'une des raisons de construire son identité et surtout dans la conjoncture actuelle c'est un obstacle à l'unité de la Belgique.

     L'objectif du projet serait  de défendre la langue française. C'est une blague ou quoi ? Ce n'est certes pas elle qui est  en danger de disparaître ! Elle pose problème mais ça c'est une autre question.

     J'aime Bruxelles pour toute une série de raisons mais je ne suis pas bruxelloise. J'habite le Brabant wallon depuis plus de 50 ans mais je ne suis pas wallonne. J'avais habité les 30 premières années de ma vie en terre flamande mais je ne suis pas flamande, et comme je n'ai plus jamais eu l'occasion de pratiquer cette langue je l'ai un peu oubliée mais je la retrouverais s'il le fallait. Autrement dit je suis de partout ou de nulle part, une vraie belge comme beaucoup de citoyens d'un si petit pays.

     Bruxelles est une ville particulière et d'abord parce que ses habitants d'origine étaient de parfaits bilingues au point de commencer une conversation en flamand ou en français et de la poursuivre dans l'autre langue ! Maintenant c'est la capitale de l'Europe, d'abord obligatoirement bilingue mais où sont parlées des dizaines de langues différentes, et où se côtoient ou cohabitent de multiples nationalités.

      Alors cette idée d'un territoire Wallonie-Bruxelles est tout simplement aussi ridicule que  rétrograde. Et le monde qui se fait une haute idée du pays Belgique, commence à se demander ce qui s'y passe et s'il ne s'est pas trompé dans son appréciation élogieuse.

 

11:25 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

19.01.2011

ALORS ON DANSE

     Ou pourquoi pas jouer aux cartes ou encore au vogelpik ? Ou mieux au poker menteur ? Certains semblent très forts à ce jeu-ci.

     On passe le temps comme on peut "en attendant Godo".

 

 

15:30 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs

15.01.2011

JE SAIS QUE JE NE SAIS RIEN

 

  

Cette phrase, de Gabin ou bien avant lui de Socrate, a l’air chargée de la plus haute et la plus humble sagesse mais elle est fausse si on ne précise pas ce qu’elle veut dire.

 

En effet tout être vivant, et de toute espèce, sait en venant au monde,  un tas de choses sans lesquelles il ne survivrait  pas et en apprend rapidement quantité d’autres, Pour les êtres humains, l’acteur, le philosophe ou chacun de nous, pour autant qu’il s’agisse du sens de la vie, certains l’ont appris, d’autres l’ont découvert ou non, y ont cru pour le reste de la vie ou l’ont perdu, ou encore en ont changé, Alors une formule comme celle-là, comme la plupart des citations, est à prendre avec des pincettes.

 

Moi je sais en tout cas, avec certitude,  ce qui m’habite pour le moment. Je sais que des citoyens que je connais depuis longtemps sont en danger de profonde misère, sinon de mort pour l’un d’eux qui ne me donne plus signe de vie, après avoir été hébergé dans un centre pour sans abris. Il s’était évanoui 2 fois dans la rue, épuisé de faim et de froid. Et il s’agit de Belges qui ont – tout simplement ! – été victimes d’une suite de circonstances difficiles !

 

Et pendant que tant de concitoyens pâtissent de toutes les conséquences des crises en cours, d’autres, bien nourris et bien payés, discutaillent depuis des mois et des mois, pour décider du sort de la Belgique. Et il me vient des fantasmes comme d’imaginer qu’on fouette sur la place publique tous ces prétentieux soi-disant décideurs, à cul nu, avec des orties ou alors qu’on leur envoie une balle qui ne serait pas arrêtée par du papier Moltonel !  

 

 

 

 

10:56 Écrit par Marie-Claire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

10.01.2011

POLITIQUE

« Bizarre autant qu’étrange » :

1           Open VLD : le terme OPEN a été ajouté lors du cartel avec VIVANT. Son Président, Roland Duchâtelet, a été élu sénateur avec 36.694 voix de préférence lors des élections régionales du 7 juin 2009. Ce parti existe toujours, avec plusieurs élus en région germanophone, mais ne fait plus de publicité !

2           La région germanophone. On n’en parle plus. Est-ce qu’elle a été supprimée ? Peut-être qu’elle a été rattachée à l’Allemagne ! 

3           On a l’air de mettre quasi sur le même pied les rattachistes et les indépendantistes qui n’ont pourtant pas le même projet.

 

 

17:20 Écrit par Marie-Claire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08.01.2011

RACINES

   Je récuse ce terme pour signifier ses diverses appartenances parce que si on en change  on est « déraciné » et une plante coupée de ses racines en meurt si elle ne peut pas s’enraciner ailleurs.

 

   Un être humain n’est pas une plante, heureusement ! Si je dis que je suis belge mais  que ma Belgique n’existe plus, je ne vais pas en mourir mais il ne faut pas qu’on prétende que je suis wallonne sous prétexte que j’habite depuis 53 ans en Brabant wallon  et que je suis d’abord francophone.  Si c’était comme ça que je serais enracinée, ça voudrait dire que j’ai été déracinée de mes premières appartenances, mes origines familiales aux ¾ flamandes, les 30 années pendant lesquelles j’ai habité en terre flamande, après être née à Bruxelles dont je ne me souviens pas mais où j’ai fait mes études et exercé la plupart de mes activités. C’était la ville de mes parents, est devenue la mienne et l’est restée dans mon cœur, bien qu’elle soit devenue si cosmopolite que je ne la reconnais plus.

 

   Comme je ne suis pas une plante, je n’ai pas de racines mais toute une série d’appartenances, y compris la nation Belgique, et je me sens une âme de révolutionnaire contre tous ceux qui veulent la détruire.